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jeudi 25 décembre 2014

PRENDRE DE BONNES HABITUDES


Dans la vie de tous les jours, soumis à tous ce qu’on nous offre, pas facile de garder de bonnes habitudes financières.  Alors soyons plus vigilant.  Voici quelques trucs pour mieux gérer nos impulsions. 

Achetez uniquement ce que vous avez besoin.  Pas facile me direz-vous? J’en conviens. Notre société est orientée consommation et elle nous incite à toujours consommer plus.  Ayez le bon reflexe en vous demandant avant de succomber :  « ai-je vraiment besoin de cela? » « Puis-je m’en passer? »  Posez-vous ces questions ceci vous évitera de nombreuses dépenses inutiles.

Dépensez seulement ce que vous avez.  Les cartes de crédit font peut-être partie de vos ennemis, vous dépensez peut-être plus que ce que vous avez.  Arrêtez l’hémorragie.

Avant d’acheter, comparez les prix.  Internet vous sera certainement d’une grande utilité pour cela.  Vous serez surpris de constater parfois que vous auriez pu payer le double du prix. Il y a une application que j’aime me servir sur Ipad pour voir tous les circulaires actives et celles qui s’en viennent. C’est un très bon outil avant d’aller acheter quoi que ce soit.  Il s’agit de l’application « Reebee ».  On peut choisir de reporter un achat à la semaine suivante lorsqu’on sait qu’elle sera à rabais.

Négociez.  Vous avez bien lu : négociez, c’est toujours possible.  Surtout lorsqu’il est question d’achat assez important.  Ne soyez pas gêné, le pire qu’il peut arriver c’est qu’on vous dise non.

Soyez au courant des politiques de protection de prix, elles pourraient valoir gros.  Même lorsque vous avez acheté un produit, il existe certaine politique qui mentionne un délai de x jours pour revenir et faire valoir que le prix a diminué et qu’ils doivent vous donner un rabais. Il y a aussi les prix imbattables, qui stipulent qu’on peut obtenir le même prix qu’un autre magasin en présentant soit une circulaire ou une facture d’un autre magasin où il sera clairement indiqué le prix que vous auriez dû payer.




2015 est à nos portes, profitons-en pour prendre de bonnes habitudes et alléger notre fardeau de factures à payer.


lundi 3 décembre 2012

L'EFFET DIDEROT!


Avoir les moyens de ce qu’on achète n’est pas seulement une question d’avoir les moyens de payer l’achat, mais encore faut-il avoir les moyens de payer ce qui entoure notre achat.  C’est ce qu’on appelle l’effet Diderot.  Le nom est tiré d’un essai publié par un philosophe français, Denis Diderot en 1772, intitulé : « Regrets sur ma vieille robe de chambre ou Avis à ceux qui ont plus de goût que de fortune. »
Voici un résumé de la chronique en question.  M. Diderot avait fait l’acquisition d’une superbe robe de chambre écarlate, cependant cette robe de chambre fit des ravages au morale de M. Diderot ainsi que dans ses finances.  Dès qu’il eut la robe de chambre, il se rendit compte que son environnement qui lui plaisait tant auparavant n’était plus à la hauteur de l’élégance de celle-ci.  Il s’est senti alors obligé de remplacer la tapisserie, ses œuvres d’art, ses bibliothèques, ses fauteuils et sa table qui lui servait de bureau.  Il était donc plus pauvre, mais élégamment assis dans son nouveau décors qui allait si bien avec sa nouvelle robe de chambre.  Il termine en disant «  j’étais le maître absolu de ma vieille robe de chambre, je suis devenue l’esclave de la nouvelle. »
Nous avons tous une Diderot à l’intérieur de nous.  Nos achats d’hier influenceront celles de demain. Dépenser engendre des dépenses.
Plusieurs d’entre nous ont subi les influences de l’effet Diderot  en parcourant les magasins à l’affût d’aubaines.  Par exemple, nous voyons un ensemble griffé à un prix d’aubaine, et on ne peut résister, car à prix régulier on ne pourrait se le payer, alors nous l’achetons.  Arrivée chez nous, on essaie l’ensemble en question et on s’aperçoit qu’aucun de nos souliers ne peut aller avec celui-ci, alors on s’achète des souliers et si on par malheur d’autres accessoires (pour les dames, par exemple) ne conviennent pas, on ira acheter ce qui convient.  Finalement pour profiter de l’aubaine nous aurons dépensé plus que le prix régulier de l’ensemble griffé.  Mais il y a pire que l’achat de vêtements, côté finance :  les rénovations domiciliaires!  Pourtant, la plupart des gens préparent un budget, qui soit dit en passant, est toujours légèrement à radicalement au-dessus des moyens disponibles, et  invariablement, ils dépassent leur budget! Pourquoi? Parce que « tant qu’à y être… » Malheureusement, une fois qu’on a rénové une pièce, sa voisine fait toujours mauvaise figure, et voilà que Diderot refait surface!
Vous le devinez que les mots les plus chers de la langue française sont « tant qu’à y être. »  On peut rénover, mais il faut se résonner et se maîtriser, car ce sera votre marge de crédit qui vous ramènera à la réalité.  Rappelez-vous Diderot et le sous-titre de son essai : « Avis à ceux qui ont plus de goût que de fortune ».

mercredi 11 avril 2012

NOS RÈGLES DE SURVIE DE CONSOMMATEUR

Nous en avons grandement parlé précédemment, le poste de notre budget qui a le plus augmenté ces dernières années est celui des nouvelles technologies : internet, cellulaire, ordinateurs personnels, etc.  Ce qui est gratuit aujourd’hui ne le restera pas nécessairement toujours. Il faudra ajuster notre stratégie de consommation face à ces nouveautés. Le premier conseil est de faire un budget.  Nous avons besoin que de trois éléments : avoir une idée de nos revenus, une idée de nos dépenses et finalement avoir une idée de nos objectifs à court et moyen terme. Soyez réaliste en ce qui a trait aux revenus, n’inscrivez que ce qui est certain. Vos dépenses devraient être aussi réalistes. Les dépenses de logement, épicerie, transport sont généralement de 65% de la totalité des sorties d’argent.  Si vous dépensez plus que cela c’est dans la partie des loisirs, les vêtements, le mobilier et les accessoires, les restaurants et les voyages. C’est d’ailleurs dans ces derniers que s’infiltreront les dettes.

N’hésitez pas à vous doter d’outils pour suivre votre budget et profitez-en pour mettre en place un système d’épargne. Une vieille règle toujours à la mode dit qu’on devrait avoir en épargne trois mois couvrant nos dépenses. Trois mois qu’on ne devrait pas couvrir à partir de nos marges de crédit ou de nos cartes de crédit! En argent épargné.

L’épargne vous aidera aussi à faire des achats différés, comme des voyages, du mobilier ou une mise de fonds sur une maison, et bien sûr prendre votre retraite. On peut toujours s’offrir immédiatement ces choses à crédit, sauf la retraite, mais à quel prix? 6 à 20 % de plus, selon le crédit qu’on utilisera.

Ne confondez pas vos actifs et vos revenus ou votre salaire.  Vos actifs ne doivent pas entrer en considération dans votre budget. Si vous consommez plus que vos revenus, vos dettes augmentent et cela peut mettre en péril vos actifs.

Soyez toujours alerte aux offres et promotions du genre 50 % sur certains articles.  Le but est peut-être de vous faire dépenser plus en acquérant des articles qui complèteraient bien vos achats. Méfiez-vous aussi des offres qui vous feront épargner gros si vous achetez en grande quantité. Demandez-vous si vous en avez les moyens? Est-ce que cela ne dérangera pas votre budget? Sans compter que dans l’alimentation si vous êtes mal organisé, vous subirez des pertes plus grandes que les rabais que vous aurez obtenus.

Sur le Web, il n’y a pas que des personnes qui désirent être vos amis, les compagnies le désirent tout autant, car ils auront accès à vos informations personnelles. Ce qui a le plus d’importance sur le net ce sont vos habitudes de consommation. Elles ont une valeur commerciale.  Rappelez-vous que c’est informations serviront à vous séduire.

Le web et les réseaux sociaux sont magnifiques, mais il faut développer certains réflexes face à ces nouveaux modes de communication. Se demander si on est à l’aise de communiquer nos renseignements à un quasi inconnu. Pas besoin de vous le rappeler que votre numéro d’assurance sociale (NAS), votre notre numéro d’identification personnel d’institution financière (NIP) et des histoires personnelles peuvent devenir compromettantes et ne se partagent jamais. Vos cartes de crédit, les numéros qui y figurent, vous ne devez pas les donner à n’importe qui sur le web.  Prenez des précautions. Sur les réseaux sociaux, interrogez-vous sur le niveau de protection de la vie privée que vous désirez et faites les choix en conséquence. Lorsque vous acceptez des amis commerciaux, demandez-vous ce que vous en retirerez parce que vous leur donnerez accès à vos données. De grâce, si vous utilisez un réseau sans fil (WI-FI), assurez-vous qu’il soit sécurisé. 
Le plus grand conseil qu’on doit retenir est celui-ci : consommons de manière avisée.

mercredi 4 avril 2012

LE WEB AMPLIFICATEUR DU MARKETING – 2e partie


Si on parle de rejoindre une grande population par le web, on parle certainement des réseaux sociaux et les gens qui travaillent en marketing savent très bien s’en servir.  Les utilisateurs savent les utiliser mais ne connaissent pas nécessairement de quelles manières les pros du marketing les utilisent.  Récemment, certains réseaux sociaux se sont dotés d’une fonction de reconnaissance faciale.  Grâce à une simple photo sur votre profil l’étiquetage est devenu très facile.  Vous pouvez dorénavant identifier vos amis sur les photos. Vous pouvez aussi dire où vous étiez lors de la prise de la photo, à l’aide de la géo localisation. Avec toutes ces informations on pourraient vous proposer de devenir ami avec une personne qui était là où vous étiez lorsque la photo s’est prise mais aussi, on pourrait bien utiliser ces renseignements ailleurs comme dans les magasins, et vous offrir des offres d’après les informations que vous aurez vous-même fournies.

Nous sommes entourés de systèmes de reconnaissances qui sont utilisés soient pour savoir si votre dossier de conducteur est en règle (système de reconnaissance de plaque d’immatriculation utilisé par les policiers), ou des systèmes de reconnaissance vocale lors d’appel placée à partir du cellulaire.  Toutes ces technologies pourraient un jour servir le monde de la publicité.  Seulement d’avoir la possibilité en scannant les véhicules sur un stationnement et d’obtenir les codes postales de ceux-ci pourraient faire une très grande différence chez les marchands.

Tous les cadeaux que le web vous offre ont un prix.  Vous partagez des informations pour obtenir ces cadeaux et ces informations valent de l’or pour les grands de la publicité.  Pensez seulement aux sites d’échantillons gratuits! Notre curiosité l’emporte souvent sur la raison; on veut essayer de nouvelles technologies offertes gratuitement ou de nouveaux produits et ce sera la porte d’entrée pour ces spécialistes.

De nos jours ce qui compte le plus pour les grands de la publicité, ce n’est plus autant vos intentions d’avoir mais, vos comportements de consommation.  Ils obtiennent ces données à partir de nos cartes fidélité, de crédit, nos profil sur les réseaux sociaux aidés par la géo localisation.

Réjouissons-nous de l’expérience tirée de la dernière crise financière car nous avons commencé à dépenser d’une manière plus audacieuse.  Si les nouvelles technologies servent très bien les grands de la publicité, elles servent dorénavant les consommateurs.  Vous pouvez maintenant suivre en temps réel votre budget. Comme quoi, un consommateur averti, saura bien utiliser les outils que le web offrira et sera plus aux aguets lors du partage de certaines informations.

mardi 27 mars 2012

LE WEB AMPLIFICATEUR DU MARKETING ET DE NOS DÉPENSES!

Deux choses s’accélèrent dans le monde virtuel: la connaissance que les marchands ont des consommateurs et la capacité qu’ils ont de combiner des mondes qui ne se rencontreraient pas dans la vie réelle.  Les médias sociaux ont propulsé le marketing sur le web.  Qui n’est pas adepte d’une page entreprise sur Facebook? La « fan page » utilise la publicité « du bouche à oreilles ».  En fait, le simple fait de clicker sur « j’aime » sur un vidéo ou un article comme une automobile, offre de la publicité gratuite à l’entreprise.  Par exemple, on vous demande de faire une vidéo de promotion d’un produit dans le cadre d’un concours, et pour cela, vous devrez vanter les mérites d’un produit déterminé à l’avance. Vous devrez déposer votre vidéo sur You Tube, pour permettre aux fans de voter  (notez que tout ça est gratuit pour l’entreprise). Supposons que le prix à gagner est une télédiffusion du vidéo gagnant durant le Super Bowl.  L’entreprise déboursera une somme pour la télédiffusion, mais si peu pour un tel engouement médiatique!

Le web 2.0 a apporté des changements majeurs sur l’utilisation des réseaux :  ce sont les internautes qui décident. Les médias sociaux ont connus une croissance de 10%, et Facebook est devenu l’espace publicitaire en ligne le plus populaire.  C’est maintenant votre vie privée qui est devenu un espace publicitaire.  La technique préférée utilisée est celle « du bouche à oreilles ».  La publicité qu’on voit dans les médias sociaux dépend de notre profil que nous avons pris un si grand soin de construire.

Si vous annoncez que vous vous mariez bientôt, sur votre page quelques temps après avoir partagé ce message vous verrez apparaître des publicités en rapport avec le mariage, comme des alliances ou des robes de mariée: bon incitatif à consommer!  Certaines autres compagnies préfèreront partager une vidéo comme au Super Bowl et des dizaines, voir des centaines le partagerons avec les amis et plusieurs deviendront fan des pages de ces compagnies.  Quelle belle publicité!

J’aime, tu m’aimes, ils m’aiment….
Sur Facebook, le bouton "j’aime" est une occasion en or pour les compagnies de s’offrir une publicité entièrement gratuite.  Cette information est relayée à nos amis dès qu’ils regardent le fil de l’actualité.  Selon des études, 87% des consommateurs interviewés ont affirmé recevoir et apprécier les offres des entreprises auxquelles elles ont décidé de devenir fan par le bouton « j’aime ».  Et près de la moitié ont la même opinion lorsque cela provient d’un ami.  Comme quoi un client en réfère beaucoup d’autres.  Facebook a déclaré deux millards de revenus publicitaires en 2010.  Et ils obtiennent une commission sur chaque transaction, par exemple, de Paypal et des sociétés de crédit.  Les géants du web pourront prendre des commissions sur toute publicité et éventuellement prendre une commission sur les ventes réalisées s’ils deviennent intermédiaires.
Pour les compagnies, il y a maintenant de gros enjeux.  Les réseaux sociaux ne leur laissent plus le plein contrôle de leur publicité.  Il y a le bon et le mauvais côté de la chose.  D’un côté on fait « du bouche à oreilles » vantant les mérites et de l'autre, les pages fan qui dénoncent les compagnies ayant fait de faux pas.  Les défis du marketing sont maintenant d’établir les bons liens avec de bons connecteurs qui propageront les messages publicitaires rapidement et surtout dans le sens voulu de l’annonceur.
 
Le futur est maintenant à nos portes, le web 3.0 et toutes ses avancées qui permettront au gens du marketing d’en tirer le meilleur.  D’en connaître les grandes lignes comme consommateur, nous arment afin de ne pas succomber à tout ce qu’on nous offre. Nos profils sur les réseaux sociaux ne resteront pas si privés qu’on le croit.

 

lundi 12 mars 2012

LE MARKETING INVISIBLE QUI NOUS FAIT DÉPENSER!

Un nouveau genre de marketing nous invite à dépenser de plus en plus. Qui de nous n’a pas entendu cette phrase en payant notre facture d’essence « un 6/49 avec ça? » ou bien « un chausson avec ça? » à la suite d’une commande chez McDo? C’est ce qu’on appelle du marketing croisé.  Aujourd’hui, on achète un appareil et on nous suggère une garantie prolongée, mais c’est la même chose :  du marketing croisé. Sur internet, certains sites où nous avons consultés et/ou achetés un article, nous recommande de la sorte : « les clients qui ont acheté cet article ont aussi acheté cet autre article. » Certains clients deviennent fidèles à ces sites qui les connaissent bien. De nombreuses recherches ont démontré que nous avons tendance à être fidèles aux entreprises qui nous connaissent et qui semblent le plus apprécier leur clientèle.  Le marketing croisé est en partie responsable de ces marques « d’attention ». Certains sites vont même vous demander si l’article que vous achetez est un cadeau pour ne pas fausser votre profil d’achat.  Certaines autres entreprises utilisent l’affiliation : par exemple si vous achetez un billet d’avion on vous proposera une chambre d’hôtel dans la ville où vous allez.

Les cartes de fidélité quant à elles, comme les Airs machin dressent un portrait de nous comme consommateur.  Plus on les utilise sur internet plus nous obtiendrons des suggestions de sites commerciaux de mieux en mieux ciblés et ils seront assorties de produits complémentaires.  À l’extérieur du web, toutes nos informations se propagent aussi.  Faites le tour de vos cartes de crédit de grands magasins qui donnent le droit à des points ou celles appelées fidélité.  Combien de produits avez-vous achetés grâce à ces points? Cela sert  à maximiser une plus grande part de marché et de plus en plus aujourd’hui les entreprises visent à maximiser une plus grande part de notre budget à dépenser chez les détaillants affiliés.  On nous offre entre autres d’encaisser rapidement au magasin nos points ainsi on nous encourage à revenir et être fidèle.  L’efficacité est encore mieux lorsqu’ils s’étendent à plusieurs détaillants.  Notre profil de consommateur pourra être encore plus détaillé.
Les lecteurs optiques avec lesquels le caissier enregistre nos achats servent aussi à balayer la carte du client et donc à savoir tout ce qu’on achète.  Par la suite, on pourra nous faire des propositions soient en réduisant le prix à la caisse ou doubler ou tripler nos points sur certains articles.

Est-ce que tout ça a une valeur? Oui. Et notre profil de consommateur? La réponse est aussi un gros oui.  Par exemple, Aeroplan est coté en bourse et possède un actif de 5,1 milliards de dollars et n’est plus une division d’Air Canada, mais vaut quand même la moitié de celle-ci!  75 % des Canadiens ont une carte fidélité et environ 10 millions de ménages ont une carte Air-Miles, c’est plus de 2 ménages sur 3.  À ça, il faut ajouter toutes les autres cartes de fidélisation.  Le taux d’utilisation des points accumulés a doublé en 10 ans, et les points non utilisés par les clients contribuent à la rentabilité globale de l’entreprise.  Si c’est rentable pour celle-ci, on ne peut en dire autant pour le client. Par exemple supposons que 1$ vaut 1 point et que l’article que vous convoitez vaut 40 000 points, vous aurez dépensé 20 000$ pour l’obtenir. Donc, on nous redonne que quelques sous de la valeur qu’on a achetée.  Certains programmes vont jusqu’à offrir des circulaires personnalisées d’après les renseignements recueillis gracieusement, et nous incitent à mieux dépenser.
Tout ça n’est qu’un début, car ce qui s’en vient ce seront des offres textes sur cellulaire ou des applications à télécharger pour obtenir le solde de nos points et nous proposer toutes sortes d’aubaines en temps réel.  Il ne faut pas oublier que nos informations pourront être fournies aux marchands.  Votre cellulaire a un GPS?  Ils pourront repérer les marchands participants à un programme de fidélisation à proximité et vous proposer des aubaines exclusives! De plus, votre forfait cellulaire servira aussi à vous faire dépenser plus et partager vos informations, tout ça à vos frais!

lundi 5 mars 2012

VOTRE "CODE GÉNÉTIQUE DE CONSOMMATEUR" À PARTIR DU WEB


De nos jours, plus besoin de sortir de chez soi pour dépenser notre argent.  Le web vient cueillir ses clients directement derrière l’écran des ordinateurs.  Imaginez que je pourrais vous suivre sans que vous vous en rendiez compte!  Je regarderais tout ce que vous lisez, ce que vous achetez, ce que vous regardez, ce que vous mangez, ce que vous recherchez et que par la suite je vous proposerais des produits et services en rapport avec tout ce que j’ai observé sur vous et vous fait envie!  C’est ce que le web fait à tous les jours lorsque nous l’utilisons.  Il voit votre code postal que vous avez inscrit sur un site, et il sait si vous avez les moyens d’acquérir ce qu’il vous propose.  Un site bien conçu garde en mémoire votre profil et il conserve tout ce que vous avez fait sur ce site.
Parlons un peu des témoins, le coockies.  Ce sont de petites inscriptions insérées généralement à notre insu dans notre ordinateur, notre téléphone intelligent ou notre tablette numérique qu’on utilise pour naviguer sur le web.  Une simple ligne codée qui permettra à la firme que nous avons visitée de reprendre le fil de la conversation lorsque nous y retournerons.  Par exemple, le nom ou le numéro d’usager qu’on utilise lorsqu’on visite un site.  Charmant!  Certain nous salut en utilisant notre nom d’usager.  Certaines composantes peuvent cependant aller fouiller sur le disque dur de notre ordinateur à la recherche des témoins (coockies) qu’elles ont déposées au cours d’une visite antérieure.  Dès qu’elles l’ont retrouvé, l’information est retournée aux bases de données du site afin d’extraire l’information qu’ils ont emmagasiné à notre sujet.  Cette base de données conserves aussi ce que nous avons consommé avec nos yeux, nos oreilles et aussi ce que nous avons acheté avec notre carte de crédit.
Selon plusieurs spécialistes, moins de la moitié des utilisateurs ne savent pas ce qui se passe derrière l’écran et n’effacent pas les témoins régulièrement.  Même qu’une partie de ces gens les apprécient et voient ceci comme un outil qui permet d’améliorer l’efficacité de leur navigation. Mais si les entreprises peuvent conserver les informations de leurs clients, elles peuvent aussi les partager.  Ne croyez pas que les suggestions qu’on vous envoie sont le résultat de la loi de l’attraction, mais bien le résultat des témoins et du partage des informations à votre sujet.  Toutes ces informations servent à préciser votre profil de consommateur.
Notre « code génétique de consommateur » c’est la somme de ce qu’on laisse sur le web et les témoins (coockies) sont peu à comparer aux logiciels espions installés eux aussi à notre insu, sur nos périphériques.  Ils mouchardent tout ce qu’on fait en temps réel et tout ça rapporte gros à des entreprises qui fonctionnent comme des agences de publicité.
Le web est un outil incroyable pour nous suivre mais c’est encore plus vrai avec twitter, facebook, google + mais aussi pour les cartes de crédit ou les diverses cartes fidélité.  Ils ont peu d’effort à faire pour nous suivre, nous leur donnons nous-mêmes l’information.  Ce qui est le plus important pour eux c’est notre profil de consommation et les informations sur nos habitudes de navigations.  Ce sujet fera l’objet d’un autre billet, mais pour le moment, je termine en vous conseillant de prendre des renseignements afin de supprimer les témoins (coockies) et les logiciels espions (spywares) régulièrement de votre ordinateur.  Certains sont essentiels à la navigation sur le web, mais pas tous!
Je vous invite  à lire  la définition sur wikipedia sur les coockies informatique , ainsi que celle sur les logiciels espions.

dimanche 26 février 2012

TAUX D’ENDETTEMENT, POURQUOI EN SOMMES-NOUS ARRIVÉ LÀ?


Une nouvelle a grandement fait les manchettes cette semaine :  L'endettement des ménages menace l'économie. Pourquoi en sommes-nous là, aujourd’hui? En fait, la guerre contre la décroissance économique se fait avec le crédit. L’accès au crédit ces dix dernières années a été grandement facilité. On dit qu’un Canadien moyen possède plus de deux cartes de crédit et à ça il faut ajouter tous les prêts, marges de crédit et achats à tempérament qui permettent de dépenser l’argent pas encore gagné. Depuis le début des années 2000,  le crédit est plus facile et plus abordable grâce aux taux d’intérêt peu élevés, mais que se passe-t-il pour nous inciter autant à utiliser ce crédit?

Essayons de comprendre comment tout ça a débuté.  Chacun de nous contribue à la richesse de notre pays et depuis la dernière crise économique nous y contribuons amplement.  J’ai débuté ce billet avec ceci : « la guerre contre la décroissance économique se fait avec le crédit. » Voici quelques explications pour y voir plus clair.  Le P.I.B. (produit intérieur brut) qui se calcul par tout ce que nous consommons dans une année est constitué des dépenses des ménages plus les dépenses publiques plus les dépenses des entreprises privées. C’est ce qu’on appelle aussi la richesse d’un pays, d’une nation, ou d’une région.  En temps de crise, plusieurs entreprises éprouvent des difficultés, les gouvernements sont endettés donc ils réduisent leurs dépenses, alors il ne reste que les ménages pour faire rouler l’économie.  Depuis vingt ans, la population croît lentement, les revenus progressent à peine plus vite que l’inflation, logiquement la croissance économique aurait dû venir des entreprises et des gouvernements, mais c’est l’inverse qui s’est produit! Notre participation au P.I.B. n’a pas cessé d’augmenter depuis le début de l’année 2000. Elle a augmenté de plus de 10 %, mais en avons-nous les moyens?  Durant cette même période, nos revenus ont augmenté de moins de 30 % et nos dépenses quant à elles ont augmenté de 40 %. La dette des ménages a augmenté et les épargnes ont fondu.

Durant cette même période sont apparût des comportements nouveaux dans le paysage de la consommation et nous devons comprendre quels sont-ils! Si je vous dis que les dépenses de transport ont connu une hausse de 43 %, vous répondrez immédiatement que c’est dû en grande partie à la hausse de l’essence, l’or noir. Maintenant, si je vous dis que la plus forte hausse que les ménages ont dû absorber est 53 % et que celle-ci se retrouve dans les loisirs, pour certains la surprise sera totale! La plupart d’entre nous croient que nous avons sacrifié beaucoup de loisirs, mais après quelques recherches sur le sujet voici ce que j’ai appris.

En moyenne, les ménages ont subi une augmentation de 400 % en ce qui a trait aux jeux et consoles de jeux. Nous n’en avions presque pas au début des années ’90. 80 % de plus en 10 ans pour l’achat ou la location de musique et film (pensez seulement à l’arrivée des cinémas maison). 100 % d’augmentation pour les voyages.  La palme d’or est décernée aux services de téléphonie, câblodistribution et internet avec une augmentation de 700 % (vive la communication).

C’est donc à partir de ces nouveaux moyens de communication que les entreprises qui éprouvaient des difficultés à prendre de l’expansion ont créé un nouveau mode de consommation.  Vous le devinez, je parle ici de la consommation liée au web.  Mais comment fonctionne-t-il?  Dans mon prochain billet, j’aborderai ce sujet, car un consommateur avisé sera en mesure de faire de bons choix et surtout de connaître le fonctionnement de ce nouveau mode de marketing qui s’installe bien secrètement sous nos yeux.

Livre de référence: Jacques Nantel, On veut votre bien et on l'aura

mercredi 8 février 2012

LA ST-VALENTIN À QUEL PRIX?

La St-Valentin arrive à grands pas et ce n’est plus juste une fête d’amoureux où on célèbre notre amour, c’est une fête où les commerces trouvent leurs profits.  Non seulement on dit à l’être cher que nous l’aimons, mais nous devons aussi lui prouver tout notre amour en lui achetant un cadeau, ou en l’invitant à un copieux repas tête à tête!  Mais ça ne s’arrête pas là!  Les commerces savent s’y prendre : n’oubliez pas maman, papa, les enfants, les sœurs et frères, les amis, pitou et minou! On ne sait plus si on célèbre l’amour ou si encore une fois, c’est la fête des magasins!  Nous passons l’année à nous couvrir de cadeaux, mais oublions l’essentiel des fêtes : l’amour!  Dire à une personne que nous l’aimons et l’apprécions est un magnifique présent. 

 Pourquoi s’offusquer si vous ne recevez pas un petit quelque chose de l’être aimé, mais que durant cette belle journée cette personne est des plus attentive à votre présence, à tout ce que vous partagez au quotidien avec elle, et qu’elle démontre sa reconnaissance? 



Il ne faut pas toujours se plier aux vœux pieux des commerces, car La St-Valentin est dans une période creuse commerciale.  En effet, après la rentrée scolaire de septembre, il y a eu l’Halloween et le jour d’après tous les commerces avaient déjà décoré pour Noël. Mais après ces périodes, ils vivaient un creux économique, d’ailleurs ici au Québec, le Carnaval est né suite à ce constat.  Après ces activités très lucratives, il y a un temps plutôt mort pour les ventes commerciales, La St-Valentin est devenu la fête lucrative pour plusieurs commerces, avant le printemps et avant la fête de Pâque.  Elle cible une plus large clientèle que la fête de Pâque qui est en partie réservée aux enfants.
Il est très facile de nous faire dépenser lorsqu’on joue sur nos sentiments! Il faut quand même prouver qu’on les aime nos amours en les gâtant!  Mais pensez un peu à l’essence de ce jour : l’amour.  Faites de ce jour, un jour exceptionnel en exprimant vos sentiments envers ceux que vous chérissez et soyez votre propre amoureux en vous montrant que vous vous aimez assez pour ne pas faire de folles dépenses si vous n’en avez pas les moyens!
 
L’amour est gratuit, l’amitié est gratuite, la reconnaissance l’est aussi. Célébrez l’amour sans excès monétaire n’enlève strictement rien à vos sentiments!



mercredi 18 janvier 2012

LE BLUE MONDAY C'EST QUOI?

Le troisième lundi de janvier est qualifié de blue monday soit, le pire lundi de l'année et selon une formule qu'un chercheur a établie vous comprendrez assez vite pourquoi.

Voici la formule en question:          (W +(D-d) + Tq
                                                                       M x Na

W: Météo (weather)  La température extérieure souvent très froide en janvier et toutes les surprises à laquelle on peut s'attendre, tempête, verglas, sont des facteurs qui influencent beaucoup le moral.

D-d:  Sont toutes les dettes accumulées en soustrayant ceux qu'on a réussi à régler.

Tq:  Est le temps depuis Noël à ce jour et les résolutions que nous avons pris en début d'année qu'on a peine à tenir.

Divisé par M x Na:

M: Est le manque de motivation

Na: L'importance d'agir

Vous comprendrez qu'en gros ce que veux dire cette formule est ceci:
Le troisième lundi de janvier, malgré toutes les bonnes intentions que nous avions en début d'année, les factures à payer sur carte de crédit sont entrées et nous réalisons qu'à Noël, nous avons encore une fois dépensé gros et que malgré toutes nos bonnes intentions, la motivation vient d'en prendre un coup lorsqu'elles échoient dans notre boîte aux lettres et le temps presse de régler ces factures.

Là je ne vous parle que du côté argent, car tous les domaines de votre vie peuvent subir le blue monday.  Alors comment y remédier?  Faites-vous plaisir, soit en dégustant un repas réconfort que vous adoriez tout jeune, ou allez jouer dehors dans la neige si vous aimez ça et que vous vous en privez de peur du ridicule, écoutez une bonne chanson ou dansez!

Voici un lien (anglais) où plusieurs personnes ont partagé des trucs pour faire de ce lundi ou de la fin du mois de janvier un plus beau mois.
Trucs pour mieux passer le blue monday Vous pourrez aussi partager vos bons trucs sur cette page.





Je vous joins aussi une photo à découper que vous pourrez accrocher à la maison ou au travail, afin de mieux savourer ces derniers jours de janvier.